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EXCEPTIONNELLEMENT : L'IEPRESSE -
L'Iepresse, une grande association au coeur de l'Université A défaut de bien parler des autres, l'Iepresse parle de l'Iepresse |
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Racheté pour une bouchée de pain à un croque-mort et un vendeur de voitures d'occasions en perte de vitesse, le journal des étudiants a réussi, après de longues années à imposer un style percutant et unique que l'on ne retrouve nulle-part ailleurs si ce n'est dans l'excellente Voix de la Savoie libre, unie et belle. S'étant soustrait à une administration "qui n'est pas un bloc monolithique" qui ambitionnait d'"orienter" l'information, souvent vraie, toujours authentique et parfois fausse du seul organe d'opposition constructivo-passive de l'établissement, l'Iepresse peut aujourd'hui se vanter d'appartenir à la grande famille des Journaux Universitaires de Merde, où une bande de gratte-papiers post-pubères s'acharne en vain à faire du grand reportage d'investigation, tandis que leurs lecteurs plus beaux qu'eux draguent et prennent du bon temps. Cette présentation serait incomplète si l'on n'ajoutait que l'Iepresse, c'est aussi un état d'esprit particulier, façonné par les méthodes de torture utilisées dans toutes les entreprises birmanes et par les rapports étroits entre esclaves (ou journalistes), bourreaux (réunissant une étrange coalition bde-administrative) et princesses aux cheveux longs et à la silhouette galbée (répondant aux doux noms de lecteur-payant ou de Pierre Sadran). Une véritable culture d'association, parfois critiquée mais plus souvent niée, par peur des représailles. Le regard extérieur peut se porter sur les hommes comme sur les institutions, sans fard ni faux-semblant. Que dit de l'Iepresse le Conseil National d'Evaluation, autorité administrative indépendante qui a rendu, en mars 1993, son rapport sur l'Université de Bordeaux : "La réussite de l'Iepresse? Ca me fait bien rigoler! Les rédacteurs, les journalistes et les vendeurs sont tous des nuls et des ratés. L'ambiance terroriste qui règne dans le journal est déplorable et on a piqué leur passeport à la plupart des membres. Les raisons d'un tel échec sont probablement dûes à l'Exécutif de l'Association qui mène un train de vie impressionnant et passe toutes ses vacances dans les plus chers CROUS caraïbéens" Chaque année, sort de l'Iepresse, une promotion de 10 rescapés qui, au terme d'une épreuve de trois ans après le BAC, a su échapper aux sévices et aux 10% de perte, se retrouve affublée d'une marque honteuse et indélébile, la Carte Iepresse qui fera mourir de rire tous leurs amis et leur ôtera tout les pouvoirs de séduction qu'ils n'avaient déjà pas. N'hésitez plus, rejoignez l'univers enchanté enchanteur et en chantant de l'Iepresse merveilleux et affectueux. |