Pour tous ceux perdus au combat...
Ce sont toujours les meilleurs qui nous quittent et les premiers
seront les derniers (ou les derniers les premiers selon Céline
Dion) ou encore pour citer Bobby Lénine: " les partiels sont des
guerres accélératrices des histoires ". En effet, à l'instar des
plus sanglants conflits, les exams de fin d'année et l'administration
iepienne prennent parfois les airs de la grande faucheuse impitoyable.
Et les rentrées ressemblent trop souvent à des lendemains de guerres
atroces. Qu'on les ait gagnées ou perdues, on se rend compte que
finalement les troupes n'étaient pas assez entraînées, qu'elles
se sont bêtement faites pilonner par l'artillerie et qu'on aurait
pu facilement éviter de si lourdes pertes. Suite à quoi il faut
penser au renouveau, à la reconstruction. Alors, on fonce au CIO
pour se renseigner sur les perspectives de reconversion, on travaille
ses talents de diplomate pour négocier sec une équivalence, non
reconnue dans la fac d'en face et comme après chaque conflit,
on sombre dans un pacifisme défaitiste ("Ce n'était pas ma guerre
.... ") et l'on regarde avec nostalgie la machine à café dans
le hall en regrettant le goût des sandwichs ridiculement petits
et scandaleusement chers du distributeur. Et puis il y a ceux
qui, miraculés, ont pu quitter sans grand dommage notre grand
broyeur à chair estudiantine. Ceux-là penseront avec tristesse
aux blessés redoublants et surtout aux disparus ajournés qui laisseront
dans notre mémoire un souvenir ineffaçable. Bien que loin de nous,
nous savons qu'ils continuent de vivre quelque part. Et c'est
cette certitude qui motive en nous l'espoir fou qu'ils nous feront
un petit signe de temps en temps.
... et ceux envoyés sur le front...
Aussi n'oublions pas nos camarades exilés aux quatre coins du
globe, qui parviendront aisément à nous donner de leurs nouvelles
si bien sûr ils ne sont pas trop occupés à vider des caisses de
bières et à démontrer leurs talents de " french lovers " à des
créatures en petite tenue et aux accents irrésistibles... C'est
donc sur un air de " C'était une belle guerre mon colonel !" ou
de " Don't say goodbye, don't go aaaaway! " que nous invitons
tous les rescapés, estropiés, réfugiés, exilés et autres paraplégiques
qui ont un jour connu les joies et les douleurs de l'IEP à nous
retrouver " même jour même heure même pomme " pour partager avec
nous tous les fruits de leur ancienneté...
Plus simplement, nous nous proposons de faire une page avec toutes
les coordonnées (postale, téléphonique, électronique)
que nos anciens camarades voudront bien nous envoyer. Bien entendu,
chacun est invité à participer au forum...
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